Hier, j’ai reçu en cadeau de la communauté de Lac-Simon, une magnifique courtepointe confectionnée par Madame Monique Papatie! C’est un cadeau de grande valeur, par les efforts et le temps requis pour la confection et par la générosité de la communauté qui l’imprègne! Je vous remercie tous du fond du cœur pour ce cadeau précieux qui me réchauffera cette nuit!

Au petit matin, les préparations vont bon train; nous déjeunons et démontons le camp. Avant le départ, je dois me rendre au centre de santé avec un marcheur; je dois prendre ses signes vitaux pour m’assurer qu’il est en mesure de faire la marche d’aujourd’hui. Il pourra donc se joindre à nous. Dès notre retour, nous prenons l’autobus en direction du kilomètre 508, où nous avions terminé hier. Après le cercle de partage, les salutations et les prières, nous nous dirigeons vers l’Hôtel le Forestel de Val-d’Or où nous nous rassemblons tous. Là-bas, des gens nous attendent déjà : le propriétaire de l’hôtel, M.

Robert Larivière et son personnel, des gens de Lac-Simon et le médecin de cette communauté nous accueillent. Je voudrais remercier M. Larivière pour nous avoir tous accueillis avec des breuvages dans le lobby de l’hôtel. La ministre Élizabeth Larouche ainsi que le Dr. Réal Lacombe, directeur de la santé publique de la région et leurs équipes arrivent pour nous rencontrer. Nous quittons le Forestel en direction du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or où nous attendent plusieurs personnes et différents médias tels Radio-Canada, TVA… Il y a beaucoup de questions sur la marche; et nous répondons avec empressement.

Nous entrons au Centre d’amitié où un lunch nous attend. Nos remerciements à vous tous pour cet accueil chaleureux et ce dîner très apprécié! Nous débutons les discours avec l’ainé Oscar Kistabish, qui possède lui aussi un bâton de marche. Il partage avec nous l’importance symbolique du bâton de marche et son lien avec les ancêtres. Aussi, la ministre Larouche, le Dr Lacombe partagent avec nous. Et c’est à mon tour de conclure les discours et s’en suivent les rencontres et photos d’usage. Il y a parmi nous l’ex-ministre délégué aux affaires autochtones, M. Pierre Corbeil, en poste lorsque j’ai commencé mon périple Innu Meshkenu. Il fut un des premiers à supporter le projet financièrement lors de ma marche à Natashquan. Je remercie donc tous ceux qui nous ont appuyés en ce sens : Pierre Corbeil, Geoffrey Kelley, Madame Larouche.

Nous quittons le centre vers 13 heures. Nous nous dirigeons vers Vassan. Je discute un bon moment avec Yves Souci qui est professeur de karaté; il est engagé au niveau des communautés autochtones. Nous parlons de sa vision de la persévérance, de la discipline et de la vie en général. Aussi, je m’arrête pour saluer les gens que je rencontre. Et je fais un arrêt à la maison du père d’Édith Cloutier qui est directrice du Centre autochtone. Il est en convalescence à la suite à une grave maladie. Je suis content de faire cette visite; il sort sur le perron et se tient fièrement debout avec mon bâton de marche !

Il fait beau et chaud… Tellement que je constate que c’est même trop chaud pour que plusieurs marcheurs entreprennent le parcours de 22 kilomètres prévus pour aujourd’hui. Le temps pour couvrir la distance est trop court et il fait trop chaud. Je croyais bien que seulement une ou deux personnes y parviendraient, mais finalement Gilles, Éric Pettiquay, Chamo, Lina et René du Centre d’amitié finissent le parcours et ont été en mesure de m’appuyer jusqu’au bout. La journée a été difficile! Je réussis à finir le périple d’aujourd’hui à la course! Nous arrivons à la ligne d’arrivée pour aujourd’hui; les gens le rendront en autobus à la Corne pour le souper. De mon coté, je me dirige avec Jean-Charles premièrement au magasin pour m’acheter un nouvel oreiller et un matelas et, deuxièmement à la rencontre de Marco Bacon, le directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l’Université du Québec à Chicoutimi et de Marie-Hélène Forrest, agente de liaison pour le projet Innu Meshkenu, pour souper ensemble en discutant de financement.

Et finalement, Jean-Charles et moi retournons vers la Corne. J’essaierai mon nouveau matelas et mon oreiller en espérant être frais et dispo pour notre 28 kilomètres de demain!