Jour 2 - Le long du Fleuve Saint-Laurent

Nous avons dormi sous la tente hier soir. Tous couchés vers 22h, les outardes survolaient notre campement… en pleine nuit! Un vol de nuit! Et la nuit est si fraîche! Je partage ma tente avec Katia Napess, d’Unamen Shipu… La nuit passée elle a eu froid, et il est difficile de trouver le sommeil dans le froid. Dans nos tentes, nous disposons de petites chaufferettes au propane et nous devons nous lever aux 2 heures pour les allumer, question d’enlever l’humidité. Ma nuit de sommeil fut donc saccadée.

Levé à 6 heures, je réveille les autres au son du groupe Kashtin avec la chanson Akatutua; une musique entraînante qui donne le goût de bouger. Mon monde manque d’organisation; ce n’est jamais facile d’instaurer la routine matinale afin de commencer à marcher à l’heure prévue. Par expérience, il nous faut toujours 2 ou 3 matins pour trouver notre rythme de croisière!

Nous nous mettons donc en route vers 10 h; il fait beau. Je fais un bout de chemin avec les 4 enfants Dubois-Maltest : Tsuga, Anhinga, Oagatanis et Gimaag. Des petits Micmacs très en forme! Ils me racontent des choses en marchant et me font sourire. C’est magnifique de pouvoir marcher au bord du fleuve; je peux apercevoir les villages de Charlevoix de l’autre côté… Les gens nous arrêtent et veulent savoir la raison de notre marche. Certains nous amènent des petites douceurs de leurs terroirs. Je marche aussi avec Nadine St-Louis et Brigitte un petit bout de chemin. Nadine ralentit le pas pour cause de petites douleurs au genou.

En arrivant à Notre-Dame-du-Portage, je fais une entrevue via Skype avec la chaîne APTN pour les nouvelles de ce soir.

On aperçoit aussi en marchant les îles des 4 Pèlerins; on nous explique que c’est à cause de qu’elles ont l’air de 4 bonhommes le dos arrondi, l’une derrière l’autre. Non loin de là, la Ferme de Pèlerins… Quasi prémonitoire… Nous SOMMES DES PÉLERINS après tout!

Nous parcourons les 21 km et arrivons à notre camp d’aujourd’hui dans une halte routière à l’entrée de Saint-André-de-Kamouraska.

Une fois arrivés, nous formons un cercle, car nous aurons à dire au revoir à notre compère, Pishum De Montigny-Pelletier, qui doit nous quitter. On lui souhaite la meilleure des chances, toutes nos énergies à lui et on espère le revoir à St-Jean-Port-Joli… Brigitte Fournier nous annonce qu’elle restera jusqu’à la fin! La déception et la joie se côtoient, faut croire!

Aujourd’hui je dédie notre journée au peuple voisin, les Micmacs, où j’ai marché à l’été 2013 et aux jeunes autochtones, toutes nations confondues! Puissiez-vous vous nourrir de nos énergies et de nos pas pour réaliser vos rêves et ne jamais vous décourager et aux parents, soyez les instigateurs d’environnements sans violence où il fait bon vivre.