Jour 4 et 5 - Un week-end de 50 km

Kuei Stanley,

C’est Mathieu ton coordonnateur! Voici un aperçu de notre fin de semaine, question que tu ne perdes pas le fil de notre périple.

La première nuit sous la tente en était une froide ! Un gros -26 degrés! Toutefois, Nick s’est assuré de chauffer le poêle et, comme ils étaient tous bien emmitouflés, les marcheurs ont relativement bien dormi.

De la belle visite est arrivée en ce samedi ; Sophie Kistabish, enseignante à Pikogan et ancienne marcheuse d’Innu Meshkenu est venue nous rejoindre et a même passée la nuit avec nous. Il y a aussi Jimmy Papatie de Kitcisakik et Martine Awashish d’Obedjiwan qui sont venus nous encourager et passer du temps au campement! Ils nous ont suivis sur le blogue et ont eu envie de venir faire un tour.

Nick porte le Bâton des mille rêves avec fierté. Il prend le départ avec un aplomb certain, la tête haute ; Nathalie le devance avec son énergie et la vitesse qu’on lui connaît ! Gaétane, moins chanceuse, semble avoir une blessure à l’aine ; elle aurait glissé ou fait un faux pas. Elle a dû cesser sa journée de marche pour éviter de se blesser davantage. On verra demain si elle peut reprendre la marche.

Après un arrêt au campement au km 20, les marcheurs ont poursuivi sur un autre 4,5km pour s’avancer un peu plus et avoir une moins grosse journée lundi. Diane n’a pu empêcher la marcheuse en elle et d’accompagner nos marcheurs le long de ces KM supplémentaires avec eux! Il nous a fallu 5 heures pour couvrir les 24 km de la journée. Les marcheurs ont passé une bonne journée. Tous dégustent le bon bouillon préparé par Maxime et on se fait un feu à l’extérieur pour y relaxer. Ils se préparent ensuite pour une autre nuit froide sous la tente.

En ce dimanche matin, on prend ça plus relaxe un peu… On dort un petit peu plus longtemps, on prend le traintrain quotidien au ralenti, car on sait qu’on peut partir un peu plus tard pour couvrir un autre 24 km. Les marcheurs ont moins bien dormi la nuit dernière. La fatigue commence à faire son œuvre et le sommeil est entrecoupé de période d’éveil. Le froid n’est pas trop mordant, mais l’humidité ne laisse pas sa place! Après le déjeuner, on part et Nathalie fait honneur à sa réputation avec un départ canon!

Je reste au campement avec Maxime et Diane et après le dîner et nous faisons des provisions de bois de chauffage qui devraient être suffisantes pour durer jusqu’à la fin de l’expédition. Gaétane est restée elle aussi pour se ménager ; elle s’affaire à de petites tâches pour nous aider au campement. Elle remet du sapinage et fait un peu de couture, car Nick avait besoin d’une réparation à son manteau.

Nick prend son rôle de porte Bâton très au sérieux ! Pendant son parcours, des gens l’ont arrêté pour s’informer sur le projet. Nick leur a expliqué en quoi consistait la marche tant et si bien que les personnes ont voulu transmettre leurs rêves au bâton ! Tu vois, Stanley, Nick est un excellent ambassadeur-champion ! Aussi, pour encourager Nathalie qui est un peu fatiguée, il a fait preuve de générosité en lui passant le bâton et en lui laissant prendre la tête du groupe ! Il est étonnant! Avec son sens de l’humour hors du commun, il nous fait rire et sème la bonne humeur. Tu serais fier de le voir aller!

Nous avons couvert les 24 km quotidiens un peu plus rapidement que la veille. Il commence à neiger en milieu d’après-midi, mais les marcheurs sont de retour peu avant que les centimètres s’accumulent. Cette journée est plus difficile pour les marcheurs et les petits bobos et la fatigue commence à sortir. Malgré le fait que les marcheurs dorment confortablement sous la tente, il n’en reste pas moins qu’on repose moins bien que si l’on est à l’intérieur.

Pour le souper de ce soir, Maxime nous a concocté un mets, un pain de viande selon les recettes provenant de sa tante. Tout à fait délectable ! Après un cercle de partage bien senti, tout le monde se retire pour la nuit.

Stan, tout le monde va bien et on continue l’aventure avec enthousiasme. L’ambiance est bonne et nous prenons soin les uns des autres telle une famille, comme tu nous l’as rappelé avant ton départ vendredi. Nous tous avons hâte à ton retour parmi nous dans quelques jours!

Niaut !

Mathieu